J’ai reçu l’enseignement des plus grands maîtres,
Qui peut s’enorgueillir d’avoir fait cela ?
Une poignée d’hommes, quelques milliers d’êtres ?
Extases mystiques pendant le samâ’,
Visions extatiques et poétiques,
Les plus grands secrets tissés en entrelacs.
Un vieil homme à la présence prophétique,
Un éternel amoureux empli de vie,
Un témoin des réalités angéliques,
Un être d’une intelligence infinie,
Un père qui était pour moi une mère,
Un pratiquant méconnu de l’alchimie.
Puis, toutes ces femmes extraordinaires,
Oubliées par l’histoire contemporaine,
Qui ont rejeté toute gloire éphémère,
Et ont transmis une sagesse pérenne,
A celles et ceux qui ont requis leur aide.
Sans retour, elles ont donné en étrennes,
Leurs connaissances en guise de remède,
Pour soigner une humanité qui s’éteint.
A la facilité, point elles ne cèdent.
En fait, j’ai menti, je ne suis qu’un crétin !
Aveuglé par les formes de ce bas monde,
Mon ego a produit un puissant venin.
Le corps paralysé et un cœur immonde,
J’ai trahi les enseignements de mes maîtres,
Malheur à moi, pauvre bête moribonde.
En réalité, je n’ai été qu’un traître,
Incapable de voir le seul compagnon,
Qui se cache dans le tréfonds de mon être,
Et se dévoile de multiples façons.
Héros indicible aux mille et un visages,
Pour qui sait enfin transcender la raison.
J.M. MONTSALVAT© 2023
