Excalibur

SIRE GAUVAIN ET LE CHEVALIER VERT

« Sire Gauvain et le chevalier vert » est un roman de chevalerie en vers rédigé en moyen anglais vers la fin du XIVe siècle. Ce poème relate les aventures de Gauvain, l’un des chevaliers de la table ronde du roi Arthur, dont les qualités sont mises à l’épreuve lorsqu’il relève le défi lancé par un mystérieux chevalier vert.

Le jour du nouvel an, le roi Arthur et les courtisans s’apprêtaient à dîner. Or, c’était la coutume de ne pas manger tant qu’on n’avait pas vu ou entendu quelque chose de merveilleux ! C’est à ce moment-là qu’un étranger pénétra à cheval dans la grande salle du roi. C’était un redoutable chevalier à la peau verte. Tout le monde fut surpris par l’apparition soudaine de cet inconnu. Il lança un défi aux chevaliers d’Arthur : « Y a-t-il quelqu’un de courageux parmi vous qui oserait me décapiter ? Mais faites attention avant de vous engager, car si vous réussissez, vous devrez vous exposer au même sort l’an prochain ! ». Personne n’osa relever ce défi saugrenu, si ce n’est Sire Gauvain, qui y vit la possibilité de prouver sa valeur. Il prit la hache tendue par le chevalier vert et lui asséna un coup fort et précis, lui tranchant ainsi la tête. Le chevalier vert ramassa sa tête encore vivante et somma Gauvain de tenir sa parole, lui donnant rendez-vous dans une mystérieuse chapelle au centre d’une lointaine forêt.
Une année plus tard, Gauvain se mit en route en direction de la chapelle. Après maintes péripéties, il arriva enfin dans la forêt qui abritait la chapelle. Il découvrit alors un ancien sanctuaire au milieu duquel se trouvait le chevalier vert, occupé à aiguiser sa hache. Voyant Gauvain, il le félicita d’avoir tenu sa promesse et lui demanda de se préparer à être décapité. Gauvain s’agenouilla et posa sa tête sur l’autel préparé à cet effet. Le chevalier vert brandit sa hache et au moment même où il allait l’abattre, Gauvain se retira brusquement. Le chevalier vert rit alors aux éclats et se moqua de la couardise de Gauvain. Honteux, ce dernier reprit sa place et au deuxième coup, la hacha lui trancha le cou. Mais par miracle, sa tête resta en place et Sire Gauvain put se relever indemne de cette terrible épreuve ! C’est ainsi que les deux chevaliers devinrent les meilleurs amis, édifiant la cour du roi Arthur de leurs merveilleuses aventures…

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